Bien entendu, ce sont les micros qui font le son. Mais, et le mais est
d’importance, le son capté par les micros est directement influencé par les
vibrations se propageant à travers le bois du corps (et du manche dans une
moindre mesure). Voici les principales propriétés guitaristiques attachées
aux bois les plus utilisés en lutherie.
Aulne : Son riche et plein. Graves et médiums prononcés. Frêne : Son riche et brillant. Tilleul : Bonne résonance. Médiums accentués. Koa : Son riche et chaud doté d’une excellente résonance. Les
médiums sont abondants et les aigus tranchés.Lacewood : Sons doux et articulés. Médiums profonds. Acajou (mahogany) : Excellente résonance pour des sonorités
profondes, douces et riches. Médium fort. Erable (maple) : Trop lourd pour composer un corps entier, il s’utilise
le plus souvent en feuille de couverture (table) et favorise des sonorités
brillantes et particulièrement incisives. Peuplier (poplar) : Bonne résonance, médiums renforcés. Epicea (spruce). Clair et cristallin pour le rendu sonore, plus une bonne
dynamique.
Le corps et le manche d’une guitare sont vernis. Outre ses rôles
esthétique et de protection, cette fine couche intervient aussi un (tout) petit
peu dans la
sonorité de l’instrument. Plus la couche du vernis est mince, mieux le bois
« libère » le son, ce qui est surtout important pour les
instruments acoustiques. Les vernis mats ou satinés favorisent les sonorités
plus rondes et plus chaudes, en réduisant les aigus.
Sur le manche, un vernis satiné favorise la rapidité de jeu car il est
moins adhérent à la peau qu’un vernis brillant.
Merci au maestro Gaëtan Mangione pour ses commentaires et
suggestions lors de la préparation de cet article !